L'Asie du Sud-Est en famille

La plus grande des richesses, n'est-elle pas d'avoir du temps .... ce temps nous le prenons, et partons à la découverte de l'Asie en famille.

Les îles Perhentian – Malaisie – Août 2008

Publié dans 8 Malaisie

Les îles Perhentian – Malaisie – Août 2008

 

Un petit coin de paradis où nous posons nos valises pour finir notre beau voyage…

Et ce n’était pas gagné ; bon on ne va pas vous raconter le fait qu’on a failli rater le train à cause des mégas bouchons à Bangkok (petit sprint dans la gare pour attraper le train qui partait)…

 

Nous interrompons l’article pour une petite page de pub…


20h plus tard on passe la frontière (heureusement pour nous que nous n’avons pas un passeport Israélien car sinon on se serait fait refouler, et si nous avions été Grecques ou Yougoslaves nous n’aurions eu qu’un visa d’1 mois au lieu de 3 mois (si quelqu’un peut nous expliquer…merci !)).

Encore 2h30 de taxi et 30m de bateau pour atteindre les îles.

 

Bon on ne vous raconte pas non plus les grosses difficultés pour trouver un bungalow (et oui pas mal de touristes en cette saison et pas assez de structures, en même temps c’est tant mieux, pourvu que ça dure !), après avoir parcourus toute la plage on en trouve un mais que pour 1 nuit, alors le lendemain on tente notre chance ailleurs sur la deuxième ’île.

Bonne pioche, on trouve un bungalow familial plutôt sympa

 

On rencontre des français très sympas avec qui on s’organise des sorties à la journée sur des plages idylliques, dont une désertique où viennent pondre les tortues, la couleur de l’eau n’est-elle pas magnifique ?!!!

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Et dessous c’est pas mal non plus ; voilà ce qu’on a pu voir dans quelques mètres d’eau !

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Ivann a adoré voir Némo !

Une raie pastenague

On a eu la chance de voir un banc de perroquets à bosse en plein miam (plus d’une trentaine) aussi gros qu’Ivann, c’est vraiment impressionnant !

Petit requin à pointe noire

Et Dame tortue

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Spécial dédicace : Merci Jérôme pour ces belles photos

 

Après toutes ces émotions, un peu de repos !

 

Et puis comme à la longue on s’ennuie…

On s’est fait un concours de château de sable Ricou et moi

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Pour Ricou tapez 1

Pour Natacha tapez 2

 

Il fait très chaud, même les aigles se mettent à l’ombre…

 

Il n’y a pas de route sur les 2 îles des Perhentian, tous les déplacements se font par bateau de plage en plage, et du coup la forêt est préservée et nous avons le plaisir de croiser des varangs, des singes, des écureuils volants, des aigles marins.

Voici 1 varang qui se baladait à côté de notre bungalow

Il fait quand même près de 2m !

 

Et puis atelier art batik pour faire des jolis paréos

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La Plongée sous marine

 

Coucou c’est nous !

On s’adonne à notre passion avec beaucoup de plaisir.

Hormis une visibilité pas toujours très bonne, on découvre des fonds fabuleux et des espèces qu’on n’avait encore jamais vues.

 

Allez, on tente une plongée photo, en espérant que le requin-baleine revienne…

Petite murène

Rascasse volante

Requin bambou

Nudibranche

Seiche

Poissons clown

Raie pastenague

Poisson cochet

Poisson ange

Corail mou

Petit poisson coffre

Banc de prfttt ?

 

Bah, c’est encore raté pour le requin-baleine, il était là la veille, décidément on n’a pas de chance avec lui, mais on a encore quelques plongées à faire ici et ailleurs, n’est-ce pas Delphine et Stéphane ?!!

 

Cela fait vraiment du bien de se la couler douce !!!

Allez, on vous en remet une…

 bisous à tous ... !

 

 

 

 

 



Publié à 06:16, le jeudi 14 août 2008, Malaisie
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Fin Inde – 18 juillet 2008

Publié dans 7 Inde

 

Comme rien n’est simple en Inde, arrivé à Delhi, le bus s’arrête au milieu de nulle part : terminus, tout le monde descend !! On râle mais rien n’y fait, nous sommes obligés de continuer en tuk-tuk ou taxi à des prix exagérés, et oui l’arnaque est facile, et n’est pas que pour les touristes car les indiens ont eu droit au même traitement.

Finalement on réussi à trouver une chambre propre dans les ruelles du centre ville.

On retrouve la chaleur étouffante, les odeurs nauséabondes, le trafic et le bruit incessants, les vaches et leurs bouses qui bloquent les ruelles et les gens qui grouillent, bref on retrouve un petit concentré d’Inde.

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Tatouage au henné pour Yoyo et moi

Notre mission maintenant c’est de trouver des billets d’avion pas trop chers pour rejoindre Bangkok. Et notre seule solution c’est de retourner sur Calcutta !!!!

Chouette, encore 24h de train !!!

Cette fois-ci on opte pour le wagon climatisé, et on fait bien car Ivann la veille du départ fait une forte fièvre …

Vendeur ambulant dans le train (en-cas épicé)

C’est impressionnant de voir le changement de décor avec l’arrivée de la mousson car 3 mois plutôt toute la campagne était ultra sèche, maintenant c’est très vert, ça pousse dans les champs et il y a même beaucoup de zones inondées.

 

On arrive au coucher du soleil à Calcutta. L’ambiance est étrange, d’un côté on est pressé de partir pour fuir le côté difficile du voyage en Inde et retrouver un aspect plus « confortable » et en même temps il y a tellement de nous-même qui voudrait rester ici … 3 mois en Inde, on n’en ressort pas indemne.

C’est assez difficile à exprimer, mais on sait déjà que quelque chose va nous manquer.

On prend un taxi pour aller directement à l’aéroport et passer la nuit là-bas (car on part tôt le lendemain matin), en cours de route on lui demande de nous arrêter boire un dernier tchaï, on s’imprègne de l’ambiance nocturne de la ville.

 

Ce voyage en Inde nous a vraiment pris aux tripes, je pense qu’il va nous falloir du temps pour digérer cela, au départ on y mettait les pieds un peu à reculons, en partie par peur de la misère qui y règne, et des conditions que nous savions un peu plus difficiles qu’ailleurs, mais nous y avons découvert non seulement des splendeurs à tous les niveaux, mais surtout il se dégage une énergie humaine intense.

 

Incredible India !!!



Publié à 03:14, le mercredi 30 juillet 2008, New Delhi
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La route de Leh à Manali - 10 juillet 2008

Publié dans 7 Inde

On quitte Leh pour rejoindre la ville de Manali par la route, 475km en tout, mais ici les distances ne comptent plus, c’est le temps pour les parcourir qui est utilisé : les bus mettent 18h.

Cette route mythique par son paysage impressionnant, n’est ouverte officiellement que de début juillet jusqu’au 15 septembre. 

C’est la seconde route carrossable la plus haute du monde, mais attention, ici le mot route est employé au sens très large, puisqu’il s’agit très souvent d’une piste chaotique, où lorsque 2 véhicules se croisent, celui qui est au bord du précipice n’a pas le droit à l’erreur.

 

Nous choisissons l’option jeep privée pour nous tous seuls, certes plus onéreuse, mais surtout qui nous permet de passer par des lacs d’altitude, et ce en 4 jours.

 

Le premier jour, on remonte la vallée verdoyante de l’Indus et on arrive dans l’après-midi au lac Tso Moriri et plus particulièrement au village de Korzok à 4500m d’altitude.

Petit lac saumâtre de Tso Kar, juste avant d’arriver au Tso Moriri

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Le temps change très vite, en 5min le gros nuage de pluie laisse la place au radieux soleil

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Le village est au bord du lac avec bien évidemment une vue imprenable. On passe 2 nuits chez l’habitant, et on imagine mal comment ils arrivent à vivre ici en dehors de ces 2 mois d’été. Pas d’élec en dehors de quelques panneaux solaires, vu qu’il n’y a pas d’arbres, c’est les bouses séchées qu’ils utilisent comme combustible, bref c’est vraiment très rude ici.

 

On part faire une petite ballade …

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On apprécie vraiment ces 2 jours au bord du lac, les paysages sont sensationnels, presque irréels.

 

Je rentre au village avec les garçons car à 4500m le souffle est court, et Ricou grimpe plus haut pour essayer de rencontrer les nomades Khampa. Ils vivent dans des grandes tentes familiales et élèvent des troupeaux de yaks ou de chèvres à pashmina.

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Un petit chale pour l'hiver ?...

C’est incroyable de voir les conditions de vie de ces gens, là il n’y a que les femmes car tôt le matin les hommes emmènent les troupeaux plus haut pour paître.


 

Petite partie de billard indien pour Yohann qui se defend super bien pour un petit frenchie

Petite partie de chat pour Ivann

 

Petite photo souvenir de la famille qui nous a accueilli chaleureusement, et à droite le chauffeur de la jeep.

 

On continu notre route, on rencontre d’autres nomades … et d’autres troupeaux…

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Tout au long de la route nous croisons ceux qui « l’entretiennent », car chaque année des portions entières doivent être refaites, des éboulis dégagés, etc.

Conditions de vie extrêmes pour ces indiens qui travaillent comme à l’âge de pierre… La plupart sont originaire de la région très pauvre du Bihar (du côté de Calcutta).

 

On arrive ensuite sur un autre lac, plus petit

Et un peu plus loin dans la plaine, on a la chance de croiser des Kiangs, ou des ânes sauvages

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Chaque vallée traversée nous offre des paysages différents, et après avoir parcouru un long plateau, on se retrouve face à un canyon, c’est splendide.

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On le remonte

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Jusqu’à atteindre le col… à 5060m

Puis longue descente avec les camions…

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Celui là a eu un petit problème, ce n’est pas le seul, mais lui au moins il n’est pas dans le ravin !!!

Là c’est un stop dodo auquel on échappe, on y prend juste un tchaï, on préfère faire encore 3h de route (en plus des 9h déjà fait) et dormir dans une « vraie maison » (oh les bourges !!!).

 

On passe par l’écosse…

A partir de là le paysage apparaît de plus en plus alpin

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Avant d’atteindre le dernier col du parcours à 3900m encore un tchaï

 

Et puis en haut dans le brouillard il fallait faire gaffe aux obstacles…

 

Pour la descente sur Manali on ne sait plus où donner de la tête, entre des dizaines d’aigles, des cascades magnifiques et des falaises abruptes …

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On a lu que c’était une des plus belle route du monde, vu qu’on n’a pas fini de le parcourir on n’en sait rien, mais une chose est sûr c’est la plus belle depuis le début de notre voyage.

Manali est nichée dans un cadre magnifique, mais malheureusement elle a perdu de son charme du fait de son développement touristique anarchique, il n’empêche qu’on a trouvé une guest-house sympa, dans le vert.

On se repose quelques jours de cette route éprouvante pour arriver jusque là, et surtout de la prochaine, puisque pour rejoindre Delhi c’est encore 14h de bus qui nous attendent !!!

 

Bon, on se lance, finalement c’est 17h de route avec encore beaucoup de virages pour arriver jusqu’à Delhi, et histoire de corser le tout sous la pluie, c’est normal c’est la mousson maintenant !!!

 

 

 



Publié à 02:35, le mercredi 30 juillet 2008, Manali
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Le Ladakh - Inde - 19 Juin 2008

Publié dans 7 Inde
Le Ladakh, littéralement « pays des cols » est aussi appelé le « Petit Tibet ».

 

Déjà l’arrivée en avion est magique : une mer de nuages et par ci par là quelques trouées et des sommets enneigés qui dépassent. C’est sûr, après nos 18h de train dans la chaleur et la poussière pour rejoindre Delhi, ça nous fait comme un grand bol d’air.

On atterri à Leh (qui se situe à 3500m d’altitude) et déjà on sent qu’on va se plaire ici.

On passe quelques jours tranquilles pour s’acclimater à l’altitude, ballades dans la ville encore vide de touristes.

La ville avec son palais qui domine

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Vendeurs Tibétains de fruits secs dont de délicieux abricots !

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Vue magnifique de la terrasse d’un resto.

C’est un changement radical de décor, mais également d’ambiance ;

les drapeaux et les moulins à prières à chaque « coin de rue », les Ladakhis, et les Tibétains bouddhistes qui cohabitent avec les Cachmiris  musulmans

 

On arrive à grimper quand même jusqu’en haut du gompa (monastère bouddhique tibétain) d’où on a une superbe vue sur la vallée et les montagnes

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Vue à gauche du gompa

Vue à droite du gompa

Impressionnant le contraste !!!

 

Il y a pas mal de sites autour de Leh à visiter, d’anciens gompas et des villages, on commence par Thiksey, on prend le petit bus local bien folklorique, il y a les mamies avec leurs habits traditionnels, les jeunes à la mode, les militaires, enfin un petit concentré entassé.

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vallée de l’Indus

 

A Shey après avoir visité le gompa et l’ancien palais d’été des rois du Ladakh,

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c’est pic-nic party

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avec la compagnie des ânes, celui-là on l’aurait bien transformé en saucisson !!! Ahhhh, de la bonne charcuterie, un bon frometon bien fait accompagné d’un petit blanc frais… c’est quand qu’on rentre ?!!!!

 

Et puis on se lance dans ce qu’ils appèlent ici un « baby trek » de 4 jours, 3 nuits. 3 petits chevaux pour transporter le matos (tentes et nourriture) et 1 petit cheval blanc pour Ivann.

Nous sommes accompagnés par Milan notre guide-cuisinier, un Népalais qui fait toutes les saisons au Ladakh, et 2 autres personnes qui gèrent les chevaux et la logistique, tous les 3 adorables avec nous, dommage qu’on ne puisse pas mieux communiquer.

Il y a entre 3 et 5h de marche maximum par jour ce qui laisse toutes les après-midi pour profiter des lieux et se reposer.

On part de Likir, à 1h de route de Leh

Les écoliers curieux

On commence doucement à suivre une petite route

Le contraste est impressionnant entre les montagnes désertiques, arides et les villages installés dans des petites vallées vertes où coulent les sources.

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Passage d’un 1er col

ça commence à grimper

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On arrive presque…

Le camp, un endroit super agréable, ombragé, avec pleins de petits ruisseaux qui coulent partout, les garçons s’éclatent.

On fait le remake de la pub herta

 

Autant la journée il fait très chaud au soleil, en revanche la nuit on a froid.

 

Le lendemain c’est reparti pour une grimpette,

La honte je me fais doubler par papy !!!

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qu’on retrouve en haut

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On approche de notre 2e étape

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On est accueilli avec une bière locale, au goût très spécial, plutôt amer

Pas mal comme petit coin !!!

Au menu entre autres : des momos, genre de raviolis Tibétains (ça te manque, hein Papounet !!!)

 

On peut dire qu’on s’est régalé durant tout le trek, Milan a même eu un assistant

C'est vrai que le quotidien nous manque assez, pour ma part c'est plutôt le repassage !!!

Le 3e jour on attaque une montée assez raide

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toujours des vues splendides

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même le cheval a du mal

Au sommet à 3850m !!!

 

Et on redescend sur un prochain village

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petit pont local…

Le dernier camp est un peu moins sympa que les 2 autres, on dit au revoir à nos copains les canassons qui retournent chez eux.

Dernière nuit en tente avant de retrouver une douche !!! Ici la crasse est quand même plus supportable que dans le désert !!!

Le lendemain matin, la jeep vient nous récupérer et nous dépose plus loin à Lamayuru.

 

Lamayuru est un petit village perché dans un paysage lunaire très pittoresque, avec son monastère le plus ancien du Ladakh (antérieur au Xe siècle).

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Et en plus on a de la chance, on arrive la veille d’une fête monastique de Yuru Kabgyat qui se déroule tous les ans et qui a pour but de protéger du mauvais œil et de favoriser la paix, ce qui est plutôt sympa comme idée !!!

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Les festivités commencent tôt, à 6h alors que les enfants dorment encore, on fait quelques clichés des habitants et les moines qui viennent prier en faisant tourner les moulins autour de 2 chortens (stupa en tibétain)

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Puis tout le monde se retrouve dans la cour pour la cérémonie tout au long de la journée

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C’est étonnant de voir à quel point les traditions sont encrées, les petits vieux sont attendrissants avec leur moulin à prières à la main à réciter le mantra « om mani pad may hung »

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On récupère les enfants

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Bon c’est assez long, au bout de 2h on montre des signes de fatigue, on va faire un tour, on revient, on repart...

Vers 17h les moines montent sur le toit du monastère pour annoncer la fin de la journée.

Le lendemain matin on assiste encore à quelques danses qui en fait précèdent le moment le plus important, celui de la destruction des offrandes, mais on part avant.

On retourne vers Leh et on s’arrête à Alchi, un village typiquement ladakhi dans lequel nous passons 2 jours.

Nous visitons le gompa du XIe siècle qui renferme les plus beaux exemplaires d’art indo-tibétain du monde et des fresques exceptionnelles, c’est surprenant de voir des bouddhas à 4 bras, malheureusement comme il est interdit de faire des photos, on se met nous devant !!!

Petit bus local à 7h du mat pour retourner sur Leh (3h30 quand même !!!) mais l’ambiance est géniale, les femmes s’échangent à manger, et nous proposent même de goûter, elles rigolent, y en a une qui fait arrêter le bus devant quelques maisons pour crier des messages à ses copines.

 

Retour sur Leh qui est maintenant complètement investie par les touristes, et oui la saison est courte (3-4 mois), mais cela reste agréable.

 

On organise une petite surprise à Yohann pour son anniversaire…

… une escapade dans la vallée de la Nubra, une nuit chez l’habitant, une promenade à dos de chameau dans des dunes entourées par des montagnes enneigées, pour ce faire il faut passer le col de Khardungla à 5 600 m !

Evidemment la route est fabuleuse, enfin plutôt la vue car la route, elle, se transforme vite en piste, plus on monte plus on domine la vallée de l’Indus avec la chaîne du Zanskar au loin !!! On se sent vraiment tout petit, c’est un spectacle grandiose d’être aussi haut qu’on puisse l’être sans s’envoler…


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La vallée de la Nubra

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On arrive chez l’habitant

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Superbe couché de soleil

Très bon accueil dans la famille, belle maison ladakhi dans un très grand jardin, le repas du soir gargantuesque avec les légumes frais du potager, Ivann a d’ailleurs tellement mangé qu’il a été malade dans la nuit.

Du coup le lendemain matin nous étions que Yoyo et moi pour la ballade à chameau. Mais que font-ils ici ?

Et bien plusieurs caravanes sur la route de la soie se sont retrouvées coincée ici lorsque des conflits ont éclatés avec la Chine (on ne souvient plus de la date, désolé), toujours est-il qu’ils n’ont pas chômé et se sont bien reproduits, les coquins, et il y en a pleins à l’état sauvage.

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Joyeux Anniversaire Yohann, aujourd’hui, le 6 juillet c’est un grand jour de fête pour nous et pour les bouddhistes puisque c’est aussi l’anniversaire du Dalaï Lama !!!

Tous les gens sont heureux pour Yohann car c’est considéré comme une grande chance.

Tous les monastères organisent des festivités en son honneur, nous nous arrêtons à celui de Diskit mais nous ne pouvons pas rester car il y a encore beaucoup de route pour rentrer.

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Après 3h de virages on atteint de nouveau le sommet, et le temps a tourné

Yoyo a adoré cette escapade et s’en souviendra longtemps, c’est sûr ça change d’un goûter McDo !!! (c’est de l’humour, vous nous connaissez on adore McDo !!!)

 

Pour le soir, Yohann a choisi une petite pizzeria sympa pour souffler ses 12 bougies

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Il a eu une belle chaîne en argent avec un pendentif, un moulin à prières et une tasse souvenir de son passage à 5 600m. Il semble bien attaché à son moulin et à apprendre son mantra par cœur, va-t-il devenir bouddhiste le niçois ?!!

C’est vrai que les garçons s’imprègnent à force, et il n’est pas rare de voir Ivann prier Bouddha devant un encens qui brûle ou une autre représentation.

 

Notre séjour au Ladakh touche à sa fin, nous allons rejoindre Manali par la route en 4 jours de jeep … A suivre.

L’échéance du retour se rapproche de plus en plus, et malgré toutes les choses magnifiques que nous voyons et faisons, nous sommes contents de vous retrouver bientôt.

 



Publié à 10:47, le mercredi 9 juillet 2008, Leh
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le Rajasthan : Jaisalmer 4 juin 2008

Publié dans 7 Inde

 

Le Rajasthan : Jaisalmer 4 juin 2008

 


Aux portes du désert, se dresse, Jaisalmer, la citée dorée avec sa citadelle impressionnante, digne de nos plus beaux contes enchantés.

Ca y est, nous sommes au fin fond du Rajasthan, il est 8h du mat et il fait déjà super chaud. La veille en attendant le bus (qui avait 1h30 de retard), on nous a proposé une guest-house familiale qui avait l’air sympa, ils sont venu nous chercher et ça c’était plus cool de ne rien avoir a gérer, surtout après notre nuit passée dans notre bus couchette, où on se serait plus cru dans une tombe que dans une couchette.

 

Bref, Himalayan guest-house qui se situe dans la citadelle, propose de petites chambres assez sommaires, mais surtout veulent vendre leur Camel Safari. Bon ça tombe bien puisqu’on voulait tenter l’expérience, mais si nous avions refusé je ne pense pas qu’on aurait été aussi bien accueillis !!!

On discute un peu, beaucoup les prix et on se décide pour un circuit « non touristique » de 3 jours, 2 nuits.

Nous faisons quelques achats avant le départ : des tuniques à manches longues, des lunettes de soleil à pas cher qui ne protègent pas grand-chose, des citrons pour mettre dans l’eau qui finira par être bien chaude, du PQ pour faire popo dans le sable (nous aussi !!!).

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Petit essai turban

Et on se dit quand même qu’on est peut-être un peu inconscients vu la chaleur qui fait ici. En même temps, l’avantage de notre époque c’est que même au fin fond du désert il y a toujours un téléphone portable au cas où… et oui ils nous poursuivent jusqu’au bout !!!

 

Le jour du départ à 6h du mat on prend la jeep pendant 1h avant de retrouver notre guide Tiger (son vrai nom c’est Ismael) ainsi que nos dromadaires Viktor, Mister Bagoo et Jhoni. Il y a un vent terrible, du coup la chaleur est supportable, en revanche on bouffe du sable !!!

Après 1h30 on s’arrête à un village, les enfants (que des filles) viennent nous accueillir, et surtout nous soulager de tout se qui ne nous servirait pas !!!

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On fait un petit tour de ce minuscule village et Tiger m’explique qu’avant ils arrivaient à cultiver un peu mais depuis une huitaine d’années la sécheresse fait rage et ils peuvent à peine faire pousser pendant la mousson qui a du mal à venir jusque là.

Alors depuis 4 ans le gouvernement a installé des éoliennes de partout, et Tiger veut me faire croire (parce qu’il y croit vraiment), que tout ceci a été construit pour pomper l’eau profondément et pouvoir alimenter les puits de chaque villages.

Mais il y en a tellement de ces éoliennes qu’il doit forcément y avoir une autre explication : le Pakistan (ennemi juré de l’Inde) n’est qu’à 100km environ de Jaisalmer qui est donc devenu un emplacement stratégique pour l’armée qui s’est implantée dans le coin. Ceci est confirmé plus tard puisqu’on apprend que la frontière Pakistanaise est éclairée grâce aux éoliennes !!!

 

Plus tard on s’arrête à un autre village, de la caste des barbiers, là il n’y a que des garçons, une vielle dame nous invite a boire un tchaï dont le lait sent très fort la chèvre !!!

Puis on repart.

Il y a tellement de vent que Tiger nous propose de rejoindre directement l’endroit où on devait dormir le soir car il y a un abri, ce sera mieux pour faire à manger et pour les enfants. Le choix s’avère bien car il s’agit d’un mini hameau de 3 maisons espacées les unes des autres, dans lesquelles vivent des bergers. Ils sont là toute l’année loin de leur famille car dans leur village reculé il n’y a pas assez de broussailles pour les chèvres.

Le berger, un magnifique rajasthani plein d’humour nous aide à décharger les affaires

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Et Tiger se met aux fourneaux sous l’œil bienveillant de Yohann,

il commence par un bon tchaï,

au menu : nouilles, curry de pommes de terre, dal ultra épicé que même nous les grands on n’a à peine touché, le tout accompagné de chapati préparées avec amour avec l’aide d’Ivann

bref un menu très équilibré !!!

On a l’air bronzés hein ? Et bien non c’est juste la crasse !!!

 

L’après midi, sieste obligatoire dans la cabane du berger, en attendant que le vent et la température redescendent en dessous des 50°.

Quelques visiteurs curieux qui aident les bergers et ne connaissent pas l’école

Au coucher de soleil on sort de notre tanière :

C’est l’heure du repas pour les dromadaires

Ivann apprend le métier

Puis l’heure du dodo sonne et on part se coucher sur un tertre de pierres avec pour seul toit les étoiles et la lune et toujours ce vent pour nous embêter. Tiger nous chante une berceuse du désert avec sa voix cristalline, puis chacun savoure ce moment magique.

Bon, dans la nuit le froid nous réveille (c’est mieux que les bébêtes),

Il est 5h et on se réveille doucement

Après le petit déj., le vent ne faiblissant pas vraiment et Ivann commençant à être un peu malade du ventre, on décide de ne pas continuer plus loin dans le désert et de rentrer.

En route on s’arrête dans un village en ruine que les villageois ont déserté en 1 nuit il y a environ 300 ans pour fuir la colère d’un méchant tyran pas gentil.   

Pas loin, les dromadaires se désaltèrent à un puit, quelques femmes d’un village voisin viennent chercher de l’eau

mes 3 hommes en profitent pour se laver, et c’est là qu’on change d’avis et on se dit qu’on pouvait très bien repasser la deuxième nuit à la belle étoile au même endroit.

Mister Bagoo est d’accord avec nous !!!

C’est le même programme que la veille avec le vent en moins, et la chaleur en plus, on dirait qu’il fait +1000°

Petite douche pour Ivann après un popo dans le slip

Cette fois ci on apprécie le coucher de soleil avec une bière à la main presque fraîche que le berger à en stock !!!

Au réveil… sans commentaire

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Au retour, on passe par des petites dunes

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Encore 3h de dromadaire à travers les champs d’éoliennes avant de retrouver la jeep. On fait nos adieux à Tiger, on est contents de rentrer surtout pour retrouver un peu de confort, mais on est surtout heureux d’avoir vécu cette expérience aussi courte fut-elle, d’avoir rencontré ces gens qui vivent dans ce milieu pauvre et aride.

 

De retour à Jaisalmer, nous changeons d’hôtel pour une chambre un peu plus confortable et Yoyo attaque la dernière ligne droite : 6 jours intensifs pour envoyer les derniers devoirs du cned.

On a quand même le temps de faire quelques visites :

Les havelis, ce sont des maisons construites par des riches marchands (XVIIIe siècle) aux façades finement sculptées dans le grès …

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On visite également le palais du Rajmahal dans la citadelle, un dédale de pièces dans plusieurs bâtiments, et de belles vues sur la ville.

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On se sent vraiment bien dans cette ville, nous avons des bons contacts avec les gens

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On rencontre Laurence et William, un couple très sympa, ils ont pris eux aussi une année sabbatique qui se termine début juillet, on passe quelques soirées ensembles,

Et ils emmènent Yoyo faire une belle ballade en moto dans les alentours de Jaisalmer, ravi de pouvoir s’échapper un peu…

Et pour finir une petite photo de famille avant de quitter cet endroit bien agréable

C’est la fin du Rajasthan, finalement nous apprenons que le caste des Gujars ont obtenu ce qu’ils voulaient…

Nous rejoignons Delhi (18h de train) pour prendre l’avion direction le Ladakh au nord de l’Inde dans la chaîne Himalayenne.

 

 

 

 



Publié à 10:23, le samedi 21 juin 2008, Jaisalmer
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Le rajasthan - Pushkar 24 mai

Publié dans 7 Inde

 

Le Rajasthan : Pushkar - 24 mai

Après Agra nous sommes obligés de modifier nos plans de visite du Rajasthan suite à des émeutes qui ont éclatées non loin d’Agra entre la police et la caste des Gujars, c’est la caste des bergers et des livreurs de lait, bref des gens très pauvres, qui réclament un statut auprès du gouvernement afin d’avoir accès à une éducation et certains postes dans la fonction publique. Ils bloquent les routes et les voies ferrées, cela dégénère, résultat : une soixantaine de morts. Ici non plus, apparemment la police ne rigole pas !

Du coup, on trace sur Pushkar, une petite ville lovée autour d’un petit lac et entourée de collines.

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Ici, nous sommes loin de l’agitation des grandes villes, on croise plus de vaches sacrées, de dromadaires, et de singes dans les rues que de tout autre véhicule.

C’est une ville sacrée comme il y en a beaucoup en Inde donc pas de viande ni d’oeufs, pas d’alcool, et pas de chaussures ni de cuir à 1m du lac.

C’est la seule ville qui vénère Brahma, le Créateur, le premier dieu de la trinité hindoue.

L’accès aux ghats qui bordent le lac est plus « compliquée » pour nous les étrangers qu’à Varanasi ….alors nous n’insistons pas.

La ville est pleine de couleurs entre les façades des maisons recouvertes de chaux blanche ou bleu ciel, les saris des femmes et les turbans des hommes de couleurs vives, c’est un vrai régale pour les yeux

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Nous trouvons un hôtel super sympa le «Seventh Heaven» pour ceux qui auraient l’idée de venir à Pushkar (n’est-ce pas Audrey & Christophe), une havelis pleine de charme, avec patio arboré, balancelles, ambiance sereine, et de très bon plats, le tout avec des tarifs très doux.

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La preuve on y passe 8 jours, on commence même à avoir nos petites habitudes ; après le pti déj c’est cours intensifs pour Yohann jusqu’en fin d’aprem, puis ballade dans la ville, petit tchaï ou fruits pressées, quelques achats et des échanges avec les gens qui sont plutôt étonnés de nous voir rester si longtemps.

 

Nous faisons la rencontre de Jhoni et Raja, deux habitants de Pushkar qui nous proposent une ballade aux alentours…

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Première expérience pour nous 4, c’est sympa mais ça fait mal aux fesses !!!

Concours de grimaces, et c’est Raja qui gagne !!!

Nous avons connu nos premières tempêtes de sable le soir et de très gros orages, qu’ils n’ont jamais vu a cette époque de l’année puisque la mousson n’arrive pas avant juillet, et le lendemain matin :

Nous partons maintenant pour Jaisalmer, à suivre ...

bisous à tous !!



Publié à 10:57, le vendredi 13 juin 2008, Pushkar
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De Varanasi à Agra - 10 mai 2008

Publié dans 7 Inde

De Varanasi à Agra - 10 mai

Après les fabuleux paysages verdoyants et les hauts sommets enneigés, retour dans la chaleur, et la sécheresse de la plaine du Gange pour atteindre Varanasi (anciennement Bénarès) après 28h de transports (jeep, bus de nuit, tuk-tuk, train)!!!

Varanassi est une ville sacrée, la cité de Shiva, un haut lieu de pèlerinage où les hindous viennent laver leurs péchés dans les eaux du Gange, voire y mourir afin d’atteindre le moksha c’est-à-dire l’interruption du cycle des réincarnations.

Nous visitons les ghats (berges aménagées au bord du fleuve) au lever et au coucher du soleil, car le reste du temps la chaleur est intenable.

De voir tous ces gens prier, pratiquer leur bain rituel, faire des offrandes, laver leur linge, et sur certaines ghats voir les bûchers brûler, le tout entre les ordures et les vaches, est un réel choc culturel, on se sent complètement en décalage.

D’autant plus que le Gange est ultra pollué (cela fait des années qu’on en entend parler), et malgré quelques initiatives cela ne va pas en s’arrangeant. De plus, en ce moment le niveau n’a jamais été aussi bas.

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Cours de yoga à 6h du mat

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En ville…

les vaches urbaines !!

Yohann « j’ai été impressionné de voir un cobra de si près, c’était bizarre de voir le serpent suivre la musique de son maître, j’aurai aimé le toucher mais en même temps on sentait qu’il pouvait attaquer »

La ville en elle-même est grouillante et les ballades ne sont pas vraiment plaisantes, d’abord parce qu’il n’y a pas de trottoirs, parce que c’est super sale et que la circulation est d’enfer. La vieille ville n’offre pas vraiment de répit non plus.

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Repas chez Bablou, le chauffeur du tuk-tuk avec qui nous avons visité Varanasi et qui nous a gentiment invité à dîner chez lui ; un délicieux byriani au poulet. Il vit avec sa femme et ses 3 enfants dans cette pièce.

C’était un peu gênant puisque nous étions les seuls à manger sous le regard des autres, et encore plus lorsqu’il y a eu la coupure d’électricité et que sa femme nous a fait de l’air avec un éventail (car à 11 dans 8m2 sans ventilo on a vite très chaud !!!).

 

Nous prenons le train de nuit pour Agra, où se dresse le somptueux Taj Mahal.

 

Agra – 17 mai

On trouve un petit hôtel sympa avec petit jardin dans un patio et où la nourriture est vraiment excellente. Bon par la force des choses nous devenons végétarien, pas même un œuf à l’horizon !!!

 

Pour la petite histoire, le Taj Mahal fut construit par l’empereur Shah Jahan en 1631 pour recevoir le corps de sa 2e épouse Mumtaz Mahal, morte en mettant au monde son 14e enfant !!! (Plus que 12 et Ricou m a promis de faire la même chose !!!)

Il a fallut 22 ans pour ce magnifique résultat :

Vue de l’arrière

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Petit resto sur un toit de la vieille ville pour finir la journée…

 

La vraie visite le lendemain matin (à 6h !!!)

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Le mausolée est constitué de marbre blanc semi-translucide, sculpté de fleurs et incrusté de milliers de pierres semi-précieuses.

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On a dû virer les pots de fleurs pour bien cadrer la photo !!!

 

Là encore c’est un moment magique pour nous : vous vous rappelez dans nos wc en 1999 … non on déconne !!!

On est super contents d’y être, Yoyo a trouvé ça exceptionnel !

 



Publié à 08:11, le mardi 27 mai 2008,
Mots clefs : varanasi

Calcutta à Darjeeling - Inde 29 Avril 2008

Publié dans 7 Inde

 Calcutta 29 Avril 2008

 

C’est avec beaucoup d’émotion et un peu d’appréhension que nous débarquons à Calcutta (13,2 millions d’habitants). Tout commence dans le taxi qui nous emmène au centre-ville, le défilé devant nos yeux d’un concentré d’Inde en quelques kilomètres ; les pousse-pousse, le tramway, les motos, les gros bus, les gens partout, ceux qui partent travailler bien habillés, ceux qui se lavent dans les rues, ceux qui ramassent les ordures, ceux qui pousse des charrettes de 10 fois leur taille et leur poids, les enfants qui vont à l’école avec leur uniforme type collège anglais, et ceux qui se réveillent doucement après leur dodo à même le trottoir, le tout au son mélodieux des klaxons et de la poussière environnante.

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Il est 6h et le trafic est encore à peu près fluide, mais sur la route c’est la jungle, c’est-à-dire la loi du plus gros klaxon et du plus fort.

Les hôtels sont + chers pour une hygiène assez douteuse, et on a de la « chance » de trouver une chambre plus grande qu’un cagibi avec fenêtres ne donnant pas sur un mur et bien sûr la clim « indispensable » vu les 40° déjà si tôt le matin !!!

 

Chambre avec baignoire intégrée !!!

 

On découvre notre quartier à pieds, gros boulevards ou toutes petites ruelles, les gens nous dévisagent mais on peut lire beaucoup de sympathie et d’étonnement dans leurs yeux, les échanges de sourire et de quelques paroles fusent…

Il faut dire que nous sommes repérables de loin avec nos 2 garçons, Ivann sur les épaules car pas de beaucoup de trottoirs ici et circulation féroce !

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Partie de cricket, le sport national.

Dégustation d’un petit Chai (prononcez tchaï) un thé au lait +ou- épicé (comme le lapeye du Myanmar), un délice pour 2 ou 3 roupies (1€=60r).

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Boucherie (dans tous les sens du terme !)

Les gens viennent vers nous spontanément, ils veulent savoir de quel pays on vient, quelle est notre profession, l’âge des enfants, le niveau d’étude de Yohann, si Ivann parle anglais, etc.

Ricou qui se promène seul, fait la rencontre avec un boulanger qui après 5 min de discussion l’emmène dans son atelier, lui présente sa femme et sa fille et ensuite lui propose de revenir le lendemain matin à 5h pour les voir travailler. Et le lendemain Ricou partage 2-3 heures de boulot et va livrer le pain (des gros pavés de pain de mie) aux hôtels, aux écoles ou autres collectivités à vélo.

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L’échoppe d’à côté

 

Autant nous avons l’impression d’avoir visités certains pays 10 ans trop tard, autant ici on a l’impression que rien n’a changé depuis bien longtemps...  

 

Nous sommes contents quelque part de ne pas avoir débarqué ici dès le début de notre voyage ici, je pense que l’immersion aurait encore plus difficile, il se dégage une atmosphère totalement différente de ce qu’on a pu voir jusqu’à présent.

Et c’est là qu’on se rend compte comme le Myanmar est le trait-d’union entre l’Asie du Sud-est et le sous continent Indien.

En parlant du Myanmar, nous avons une immense pensée pour eux.

 

Après ces quelques jours passés dans cette ville grouillante et très polluée où la chaleur est étouffante, nous décidons d’aller vers des cieux plus cléments : en route pour Darjeeling, un nom connu de tous, n’est-ce pas ? et qui nous fait rêver : déguster un thé face au 3e plus haut sommet du monde.

 

Pour se faire, nous prenons un train de nuit, avec couchettes, et je vous assure que dans la gare de Calcutta avec tous nos bagages et ce flux humain incessant, on n’en menait pas large… Bien entendu constamment entourés par des petites mains crasseuses qui réclament à manger, mais qui détalent très vite lorsque s’approche un policier avec son bâton prêt à frapper !!!

Darjeeling

Le lendemain matin il nous faut encore rallier Darjeeling via une jeep collective pendant 3h30 de route sinueuse. On arrive sous les nuages gris, tout est bouché et il fait assez frais.

On se trouve une chambre plutôt sympa, claire, qui donne sur la place piétonne de la ville et en Inde cela n’a pas de prix !!! Style chalet en bois à l’intérieur, en revanche côté salle de bain ils ne sont vraiment pas forts, c’est glauque et cie !

 

Vue du toit de l’hôtel

 

On visite le matin lorsque le ciel est clément avant les pluies de l’après-midi qui s’abattent sur la ville.  Cela nous permet de bien avancer les cours avec Yohann.

Ivann fait toutes les balades à cheval au grand bonheur de tous car à Darjeeling il n’y a pas de routes plates.


On se rend dans un centre de réfugiés Tibétains ouvert en 1959, on visite les ateliers de fabrication artisanale de tapis tibétain, il y a différents ateliers de sculpture sur bois etc, et puis il y a une expo sur les atrocités commises par les chinois sur les Tibétains depuis l’invasion ; arrestations arbitraires, tortures, etc.

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Voici quelques affiches que l’on peut retrouver un peu partout en ville…

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Un autre jour on se rend sur une plantation de thé,

on fait la petite visite instructive dans l’usine mais c’est en fait chez un petit bout de bonne femme qui habite juste à côté que nous dégustons et apprenons les secrets du thé Golden Flowery Orange Pekoe (1ere qualité) qui ne demande que 5 secondes d’infusion !

Les cueilleuses sont payés 75r/jour (soit un peut plus d’un euro) et les hommes dans l’usine entre 50r et 60r. A la fin de chaque semaine ils reçoivent une certaine quantité de thé pour leur consommation perso, qu’ils remettent à cette dame afin qu’elle le vende aux touristes, mais chut il ne faut pas le dire !!!

Bon on en a pris, promis vous aurez droit à une dégustation.

 

Voici une petite gargotte comme on les aimes tenu par des Népalais très sympas avec entre autre au menu des momo (espèces de raviolis de légumes), sous la pluie...


Nous avons eu droit à une journée « morte » où toute la ville est descendu dans la plaine pour un méga meeting afin d’obtenir une région indépendante qui s’appellerait le GORKHALAND, car ils en ont assez d’être dirigé par les gens de Calcutta qui n’ont rien à voir avec eux.

Et voilà la veille de notre départ le ciel se dégage en fin d’après-midi…

Et on a pu enfin admirer le Khangchendzonga qui culmine à 8 598m, c’est assez magique…

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 Voilà pour cette fois.... bizzz à tous !!!

 

 

 

 

 



Publié à 09:36, le samedi 17 mai 2008, Inde
Mots clefs :

Koh Tao - Thailande - Avril 2008

Publié dans 2 Thailande

Les vacances dans les vacances !!!

 

On s’octroie quelques jours de repos bien mérités sur Koh Tao en Thaïlande, une petite île que nous avons découvert il y a 9 ans lors de notre premier voyage et où nous avions goûté au plaisir de la plongée dans des eaux chaudes et limpides.

 

Bon évidemment adieu les bungalows rudimentaires et groupes électrogènes, l’île s’est considérablement développée, mais elle a gardé son charme.

 

Au programme plage,  belles plongées, et … cours pour Yoyo, que nous félicitons car il a bien avancé !!!

 

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Quelques jours de pluies...

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On n'a pas vu le requin-baleine mais on est contents !!!

On est beaux avec nos lunettes D&G et Armani !!!

 

Voilà, après cela nous partons pour Calcutta en Inde pour un changement de décor radical !!!



Publié à 09:39, le jeudi 8 mai 2008,
Mots clefs :

Retour Bangkok - 12 Avril 2008

Publié dans 2 Thailande
 

Après notre magnifique périple au Myanmar, nous revenons sur Bangkok au moment de la fête de l'eau, c'est-à-dire le Nouvel An et ici tout le monde s'asperge d'eau pendant 4 jours dans les rues de Bangkok.
Apparemment c'est dans le quartier "des routards" (où nous sommes) que l'ambiance est la plus "humide" !!!


Ivann adore l'eau mais ne supporte pas d'être arrosé, surtout que s'agissant de la journée la plus chaude de l'année, ce sont des seaux d'eau glacée qui nous tombent dessus !!!
Yohann lui s'est bien défendu !!!


L'accès au bus pour partir est folklo, c'est pire que la mousson  !!!



Publié à 05:53, le mercredi 7 mai 2008, Bangkok
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Myanmar (Birmanie) Mars 2008

Publié dans 6 Birmanie
Yangon 11 mars

Nous retrouvons enfin la chaleur à Yangon, oui mais même un peu trop là !!! 38° à 42° on n’en demandait pas tant !!!
La ville nous paraît calme et paisible après notre expérience vietnamienne !!! Trop facile de traverser les rues ici !!! Et les sourires qui fusent de partout, et les « Hello, where do you come from ? » -France « ah, Zidane » Et oui c’est notre représentant national. Quoique beaucoup sont étonnés, voir amusés que notre Président se soit marié avec un top model et surtout qu’il se comporte comme « Monsieur tout le monde » !
   
Nous restons plusieurs jours, le temps de trouver un chauffeur pour faire le tour du pays car nous avons décidé de jouer la facilité dans un pays où les transports en commun sont vraiment très éprouvant tant dans le « confort » que dans la durée, et notre visa étant que de 28 jours nous ne pouvons pas trop traîner (car à chaque jour supplémentaire nous devons payer 3$ / pers. soit 12$ par jour qui vont direct dans les caisses de la junte militaire).
Et oui on essaye de limiter les dégâts à ce niveau, sauf que malheureusement la plupart des sites sont payants pour les touristes et on se demande toujours si cet argent sert au Département d’Archéologie pour la restauration et l’entretien des sites.

Bref on en profite pour visiter un peu, faire des petites ballades, découvrir la cuisine des rues birmane, et boire un « lapeyé » thé au lait, un vrai délice ici.
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Ce qui nous surprend c’est de voir toutes les origines différentes de la population : indienne, chinoise, et birmane qui vivent ici. Et ce qui nous étonne le plus c’est de ne voir presque aucuns touristes, on nous confirme que depuis les évènements de septembre l’activité a fortement baissé ! Et pourtant les Birmans sont très accueillants, ils aiment le contact avec l’extérieur, ils viennent spontanément vers nous.
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Le passé colonial a laissé des bâtiments magnifiques qui servent maintenant aux institutions gouvernementales.

Bon et puis on a visité la grandiose pagode la Paya Shwedagon, un des emblèmes nationaux, dont le droit d’entrer touriste va directement au gouvernement, mais il fallait la visiter car il s’agit vraiment d’un lieu de prière sacré pour les birmans bouddhistes, ils viennent même y passer l’après-midi en famille avec pique-nique etc.
Pour info le stupa fait 98m de haut.
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Et la voici éclairée de nuit, alors que le reste de la ville souffre des coupures d’électricité à tout va, les gros groupes électrogènes des hôtels encombrant les trottoirs de la ville polluant les oreilles comme le nez.

Mais on apprend plus tard qu’il n’y a pas trop de coupures en fin de journée en ce moment (ah bon ???) car c’est la fin de l’année scolaire et donc période d’examen ce qui explique le petit effort des autorités … trop sympa les gars !!! Mais on nous dit également plus tard qu’ils revendent l’électricité à leurs voisins, tout comme des tonnes de teck, des pierres précieuses, et du pétrole. Ce dernier est d’ailleurs rationné et surtout il coûte aussi cher que chez nous !!! Il y a effectivement de quoi péter un câble, notamment lorsque que le prix augmente du jour au lendemain sans aucune explication, et si tu râles tu finis en prison !

Nous trouvons notre chauffeur, ou plutôt c’est lui qui nous trouve, bon c’est pas facile de se lancer car on ne passe pas par agence alors on est toujours frileux d’un coup foireux mais il a une bouille sympa, il a de l’expérience, il parle bien anglais, et son prix est très correcte, c’est Mohamad, et on ne regrette vraiment pas notre choix, il est adorable, toujours aux petits soins pour nous et surtout avec les enfants.
L’aventure peut commencer…

Le Rocher d’Or

Notre première étape est un peu comme un rêve que nous réalisons car (pour la petite anecdote pour ceux qui ont été dans nos toilettes de notre 3e appart rue Verdi, entre 1997 et 2000) nous avions un poster du National Geographique représentant le Rocher de Kyaktiyo ou le Rocher d’Or, qui à l’époque nous semblait dans un pays lointain et inaccessible… Et voilà, nous y sommes… enfin presque car d’abord il faut emprunter un énorme camion où on est plus d’une quarantaine de personnes (hors enfants) entassées sur des planches en bois larges comme mon avant-bras et à chaque virages dans la montagne on dirait une grosse anémone qui bouge dans le courant.
Puis 30mn après cette terrible montée il nous faut finir à pied la grimpette jusqu’en haut par un chemin qui serpente en plein cagnard avec pleins de stands de boisson, miam, souvenirs tout du long, et toujours des gens adorables qui sont assez surpris de nous voir avec nos 2 garçons.

Là encore, il s’agit d’un haut lieu de pèlerinage pour les birmans bouddhistes … et donc c’est très vivant. Selon la légende le rocher tient en équilibre grâce à un cheveu de Bouddha qui le relie au ciel.

Les garçons ont même collé des feuilles d’or, moi pas le droit car l’enceinte est interdite aux femmes …

De cet angle on se demande vraiment …


Nous remontons la grande plaine centrale vers le nord, la route n’est pas trop mal, nous croisons des énormes camions chargés à bloc, des bus bondés, des charrettes à bœufs, des vélos, des motos, des camions-tracteurs, enfin pleins de véhicules « mutants ».
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C’est OUI-OUI qui a garé son camion

On remet de l’essence…

Le paysage est très sec puisque nous entrons dans la période la plus chaude de l’année et c’est même le début des vacances scolaires pour 3 mois.
Pendant les trajets, Mohamad nous propose des petites haltes, par exemple ici dans un petit atelier de cheroots, rien à voir avec les grandes manufactures, ici on peut venir au jour le jour et en famille, ils sont payés au rendement et peuvent se faire entre 1$ et 2$ par jour !!!  Ce qui est très peu biensûr…
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…mais comparativement à ceux, surtout celles, qui travaillent sur les routes pour le même tarif…
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Petite pause « lapeyé » avec atelier manuel pour Ivann


Kalaw

Ensuite, nous arrivons à Kalaw une petite ville tranquille à 1320m d’altitude où vivent des Shan, des Indiens, des Bamar, et des Népalis aux côtés de soldats, et oui les militaires ont envahi la zone, déplaçant des villages entiers pour construire des camps d’entraînements.
Ceci dit, son marché reste typique…
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Les femmes au Myanmar s’appliquent sur le visage du Thanaka, c’est une pâte faite avec de l’écorce broyée de l’arbre du même nom, qui protège du soleil, hydrate, et qui sent très bon !
 
Kalaw est notre point de départ pour une randonnée inoubliable de 3 jours pour rejoindre le lac Inlé (qui n’est qu’à 70km, soit 2h de route), un moyen idéal pour aller à la rencontre des différentes ethnies de la région.
Le premier jour on traverse des pins, on se croirait chez nous, le deuxième jour c’est un paysage de terre rouge, on se croirait à Madagascar, et le troisième jour on n’en peut plus !!!
On marchait entre 6h et 8h par jour, la plupart du temps Ricou portait Ivann sur ses épaules,  moi le gros sac à dos et Yoyo le petit. En plus mes petits petons n’ont pas supportés les baskets après 5 mois à l’air et j’ai dû continuer les 2 autres jours en tong à cause des énormes ampoules.
C’est nous…
Là c’est la pause déjeuner avec chapati et curry de citrouille, un délice, et une vue magnifique…
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Ivann surveille en cuisine !

La 1ere nuit nous avons dormi chez l’habitant : une longue maison, les vaches dorment en dessous,

Le soir c’est éclairage bougie et feu de bois


Dans beaucoup de villages, les planches en bois des maisons traditionnelles sur pilotis sont remplacées par des briques en parpaing, qu’ils fabriquent eux-mêmes.

Ici leur problème majeur reste l’eau, lorsque nous sommes arrivés dans ce village en milieu d’après-midi la citerne était vide, les femmes attendaient avec leurs sceaux le passage d’un camion-citerne.
D’une manière générale durant ce treck on a pu voir pas mal de points d’eau construits avec l’aide du Japon, de la Corée, l’Unicef en a également développés ainsi que des écoles.
Petite pause thé sous les regards curieux...

Les paysages sont très secs, il fait chaud…
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Nos rencontres en cours de route…
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Nous passons la 2e nuit dans un monastère, le soir les jeunes moines font un puzzle à la bougie, les garcons se joignent a eux.

Le matin nous sommes réveillés par les prières des moines et encore 6h de marche sous un soleil de plomb pour atteindre le lac. A notre arrivée Mohamad nous attendait avec coca bien frais, samoussa, fruits, alors là il ne pouvait pas nous faire plus plaisir !!!!

Bref, une expérience un peu difficile mais inoubliable.


Le Lac Inlé

Le paysage est magnifique, l’atmosphère qui s’en dégage est paisible.
Le lac est essentiellement habité par les Intha dans des villages sur pilotis.
Ils pratiquent la pêche et ils cultivent des fruits, des légumes, des fleurs et du riz sur des jardins flottants. Ils ont une technique très particulière pour ramer : ils utilisent leur jambe pour avoir les mains libres afin de pêcher.
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Un matin nous avons fait + de 2h de bateau pour nous rendre dans un petit village où se tenait le marché de la semaine : tous les villageois descendent pour vendre leur produits et acheter ce dont ils ont besoin, c’était très typique et pittoresque, nous avons eu juste une petite frayeur lorsque Ivann « touche-à-tout » s’est amusé avec une lame tranchante et s’est bien coupé, heureusement côté ongle.
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On a également visité un atelier de tissage…

… pendant le passage « obligé » à la boutique de l’atelier, Mohamad fait une partie de billard indien avec les garçons.


Mohamad et Ivann prennent un petit thé dans le fameux monastère des chats sauteurs, qui ne sautent plus depuis plusieurs mois à cause d’un virus…

Très beau monastère toutefois qui renferme une très belle collection de différents styles de  bouddhas (Shan, Tibétain,).


Sinon nous étions bien installé chez Nawng Kham guesthouse, un endroit avec un beau petit jardin où nous avions chacun notre chambre !!! On serait bien resté plus longtemps.
Nous voici avec toute l’équipe adorable.


Mandalay

C’est la dernière capitale royale et la 2e ville du pays. Nous y arrivons après 10h de route, un peu vannés mais il nous faut encore trouver une chambre potable car ici c’est beaucoup plus cher. Les températures sont encore plus chaudes … alors on prend un hôtel avec gros générateur car beaucoup de coupures…

Mandalay est entourée par des cités anciennes… qui sont également des lieux de prières pour les birmans bouddhistes.
Voici Inwa qui se fait à carriole à cheval au grand plaisir des garçons, on visite entre autre un monastère entièrement édifié en teck, datant de 1834 qui est soutenu par 267 piliers.
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Amarapura où a été construit le plus long pont en teck (1,2km) en 1849 qui s’appuie sur un millier de piliers au dessus d’un lac, qu’empruntent les habitants du village, des moines et les quelques touristes qui sont là.
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Sagaing est aujourd’hui devenue un important centre religieux qui comporte une multitude de stupas et de monastères. Bon, nous on n’en visite qu’un ; le grand stupa est un dôme d’un blanc immaculé, ça nous fait mal aux yeux !!!


Et enfin Mingun qu’on atteint en bateau, où se trouve entre autre la plus grosse cloche suspendue, en bon état, existant au monde (elle pèse 90 tonnes !)

Ainsi que ce magnifique stupa à visiter également avec lunettes de soleil.
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Bon c’est vrai que ce petit marathon à Mandalay nous a un peu épuisé, surtout sous cette chaleur accablante. Mais ce n’est pas fini, direction Bagan qui comporte quelques 2000 temples !!!

La route est poussiéreuse

Bagan

Bagan se situe dans une plaine de 42km2 où les rois érigèrent entre le IX et XIII siècles environ 4400 temples. Le site est immense et il ne reste que 2230 monuments après le séisme de 1978.
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Ici on se la joue cool, on a 8 jours pour un peu de visite, beaucoup de repos, sans oublier le Cned pour Yoyo. Là encore c’est chacun sa chambre avec grand jardin, Ivann presque toujours fourré avec Mohamad qui l’emmène chez ses potes en ville, ou manger un morceau, et au retour toujours un petit cadeau !!!
En plus d’être un excellent chauffeur, il est adorable, généreux, et c’est un « baby-sitter » hors pair, il emmène les garçons en carriole à cheval pendant que nous visitons en vélo quelques temples.
Coucher de soleil sur la plaine de Bagan.
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Un après-midi dans la piscine d’un grand hôtel nous fait à tous les 4 un bien fou…

Yoyo a même appris à Ivann à sauter dans l’eau et à nager la tête sous l’eau !!!


Voilà, notre voyage au Myanmar touche à sa fin, nous retournons sur Yangon, on a du mal à réaliser.
Voici notre dernière soirée avec Mohamad et sa femme


Le lendemain matin c’est avec une grosse boule à la gorge et quelques larmes que nous nous séparons de Mohamad qui s’est énormément attaché à Ivann. C’est un être adorable qui aime son pays et le fait partager.
On a bien évidemment le sentiment que nous reviendrons un jour, en espérant que d’ici là les choses auront évolué, en même temps on n’y croit pas du tout. Les journaux ont beau parler de mise en place de la démocratie dans les prochaines années, la junte militaire est au pouvoir depuis 1960, ils contrôlent tout, il n’y a pas de pouvoir judiciaire, les arrestations sommaires sont courantes, les travaux forcés existent.
En tant que touristes nous avons vu ce que l’on nous a laissé voir car beaucoup de zones restent interdites et là …
D’une manière générale les gens restent très discrets quant à leurs opinions, et oui il peut y avoir des « espions » partout, ils en ont assez de subir un quotidien difficile entre les coupures d’électricité, les prix exorbitants de l’essence, les péages pour les routes, pour chaque passage dans une ville ou pour traverser un pont, en même temps ils semblent fatalistes avec le sourire !!!
Il y a tellement de choses à raconter… en tout cas nous avons eu un gros coup de cœur pour ce pays et les gens qui y habitent.

PS : pour ceux qui souhaiteraient s’y rendre et contacter Mohamad voici ses coordonnées :
TLN3STAR@myanmar.com.mm tel : 09 99 71 024 (portable)



Publié à 02:39, le lundi 21 avril 2008, Rangoon
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Nous re-voila...

Coucou a tous,

Nous sommes de retour du Myanmar (Birmanie) apres 1 mois passe la bas. C etait fabuleux et on vous racontera tout tres vite. 

La bas connection internet extremement difficile ... tout va bien pour nous, juste tristes d avoir du quitter ce magnifique pays.

bisous a tous

Les Petitribou 



Publié à 05:37, le jeudi 10 avril 2008,
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Hanoi - Bac Ha - 6 Mars 2008

Publié dans 5 Vietnam
Après vous avoir bien nargué durant tous ces mois avec notre magnifique soleil et nos températures plus qu’estivales, nous quittons les tongs et autre débardeurs pour les polaires et les baskets. Au nord du Vietnam c’est l’hiver et le mauvais temps, sauf entre le retour de la Baie d’Along et notre départ vers les montagnes du nord, 4 jours de soleil à Hanoi.

 

Et nous faisons la belle rencontre d’une famille de routard Serge et Sylvie qui font le tour du monde pendant 15 mois avec leurs 3 enfants Jodie 10 ans, Brad 8 ans et Milla tout juste 5 ans.

Nous sympathisons immédiatement ainsi que les enfants. Nous sommes dans le même hôtel, même étage, ce qui simplifie les échanges.

Les grands ont évoqué leurs expériences négatives du voyage, apparemment cela concerne les voyages en bus au Laos !!!  Bref il y a un très bon feeling entre nous tous.

Nous retardons notre départ pour le nord nord puisque Ivann tombe malade (coup de froid avec fièvre), du coup nous décidons de prendre le train de nuit tous ensemble le mercredi soir pour Lao Cai ville frontière avec la Chine.

La veille les parents de Serges les ont rejoints depuis la Suisse pour 10 jours avec une cargaison de victuailles alléchantes ; dégustation pour tous dans le train (viande des grisons, gruyère suisse, chocolat) on en a encore l’eau à la bouche !!!!

Le lendemain matin après cette courte nuit dans le train nous nous disons au revoir car eux partent sur Sapa et nous à l’opposé sur Bac Ha, 2 endroits pour rencontrer les minorités ethniques des montagnes et voir les magnifiques paysages des rizières en terrasse.

 

2h30 de bus plus tard nous sommes à Bac Ha, une toute petite ville en plein essor ; des travaux un peu de partout, on apprend d’ailleurs qu’il y a 10 ans ils n’avaient pas l’électricité ici.

On se ballade dans les villages alentours …

 

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Le contraste est énorme, on est hors du temps, les villageois vivent très "simplement". Le sourire est réservé mais nous sommes invités à rentrer dans une maison. Les maisons sont en bois et/ou torchis, il y a une grande pièce et un "coin cuisine" séparé, tout le monde vit ensemble.

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Lors d'une autre promenade dans un autre village nous observons le travaille incroyable d'un forgeron.

Là il prépare le moule avant de couler.

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Après on est invité à boire un coup : du thé vietnamien ainsi que l'alcool de maïs fait maison accompagné d'une galette/beignet de riz.

Bref ils sont adorables, les échanges sont très limités mais c'est sympa. Pendant ce temps Ivann joue les apprentis forgeron.


Un matin à 7h30 …l’heure pour nous d’enfourcher les motos avec nos 2 chauffeurs, car à 20km de là se tient un marché tous les samedi à Can Cau, très dépaysant où on trouve entre autre du bétail : cochons, vaches, chevaux (1 vache et son veau = 6.000.000 dongs, à vos calculettes … bon on vous le fait c’est 260 €, quelqu’un est intéressé ?).

La route pour y accéder nous offre des beaux paysages de rizières en terrasse, malheureusement celles-ci ne sont pas vertes ce qui est moins photogénique.


C’est un régal pour les yeux, toutes ces femmes Hmong Fleur avec leurs tenues traditionnelles très colorées qu’elles portent tous le temps, ça paraît presque irréel.

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Et bien pour une fois je ne suis pas la plus petite du haut de mes 1m58 !!!

Au début il est un peu gênant de sortir l’appareil photo mais finalement grâce au télé-objectif sans flash on est plus discret.

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On sent quand même que le tourisme fait son apparition, il y a des stands en place avec l’artisanat et surtout nous le constatons en partant lorsque nous croisons plusieurs mini bus sur la route.


Dernier repas à midi avant de reprendre le bus pour Lao Cai où le train de nuit pour Hanoi nous attend. Mais l'aventure ne s'arrête pas là puisque le bus nous dépose "par erreur" dans un bled à 22km, nous étions comateux et comme pleins de personnes descendaient j'ai demandé si on était arrivé à Lao Cai, apparemment c'était oui puisqu'ils nous ont vite déposé le sac à dos dehors. Le temps qu'on s'aperçoive que ce n'était pas la bonne ville le bus était déjà très loin !!! Très rapidement des motos viennent se proposer de nous emmener, évidemment nous ne sommes pas en position pour négocier un prix correct, et nous voici reparti pour 1h de moto, on n'en peut plus !!! 

Nous arrivons défaits à 4h45 à Hanoi, tout est fermé, nous prenons un immense plaisir à marcher dans les rues SANS BRUIT.

L’heure du bilan a sonné puisque demain nous prenons l’avion pour la Birmanie via Bangkok.

Notre constat est mitigé, les contacts avec les gens ont été assez difficiles, toutefois nous avons rencontré des gens adorables qui nous font un peu oublier les sourires "porte de prison" des commerçants qui pratiquent une politique des prix avec les touristes totalement incorrecte.

Tam Biet !!! (au revoir)


 

 




Publié à 08:18, le dimanche 9 mars 2008,
Mots clefs :

Baie d'Along - Vietnam - 28 Fev 2008

Publié dans 5 Vietnam
C’est depuis Hanoi que nous organisons cette visite car il est pratiquement impossible de le faire soi-même. Nous décidons de jouer le tout pour le tout et de passer 2 nuits dans la baie ; 1 nuit sur le bateau et 1 nuit sur la plus grande des îles : Cat Ba.

Pour la première fois on se laisse prendre en charge et c’est  reposant, encore que devoir respecter le timing imposé nous gonfle un peu !!!

Après 4 h de bus nous montons sur le bateau avec 12 autres personnes, nous sommes très impatients de découvrir la baie d’Along, le temps est gris mais cela n’enlève en rien la beauté du site.

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Halte pour visiter une grotte (tous les bateaux à la queue leu leu), et pas question de flâner dans la grotte, il faut suivre le guide à pas de course. Mais ça vaut le coup car la vue est splendide.

 

Ensuite c’est temps libre pour faire du kayak pour Yoyo et Ricou autour des pains de sucre.

 

Le soir nous nous posons non loin de là, mais nous ne sommes pas les seuls…

 

Le lendemain matin nous sommes 6 à débarquer sous la pluie sur l’île Cat Ba et on nous emmène faire une petite excursion pour profiter d’une belle vue au sommet.

C’est là que nous sympathisons avec Pia et Ignacio, un couple super sympa, ils habitent au Chili mais elle est originaire de Madrid et parle un français impeccable. Nous partageons notre passion du voyage et surtout ils nous parlent de l’Inde avec leur coeur et nous conforte dans l’idée d’y passer un long moment… à suivre.

 

Vers midi le soleil commence à faire son apparition et on découvre avec stupeur le bétonnage le l’île.

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Ensuite on reprend un petit bateau pour aller sur une petite île avec une plage et quelques singes. C’est une autre ambiance sur la baie, dommage qu’on soit en hiver et qu’on ne puisse pas se baigner !! (allez, plaignez-nous !!!)



Ivann ne veut plus partir, aïe aïe aïe le timing !!!

Nous croisons des villages de pêcheurs flottants.

Notre nuit dans l’hôtel est glaciale, le matin aux aurores la vue sur le port annonce une belle journée.

Nous rejoignons le bateau pour rentrer sur Along City.

Voici Ignacio et Pia de dos...

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Pia avec les garçons


C'est pas beau ça ??!!!

Juste une dernière chose, mieux vaut pas mettre le nez sous l'eau, en effet nous avions l'ampoule de notre cabine grillée et le gentil monsieur après l'avoir changée ne s'est pas encombré avec, un plouf dans l'eau et c'est fini !!!

 

 

 



Publié à 06:59, le dimanche 9 mars 2008, Baie d'Halong
Mots clefs : Halong

Hoi An - Vietnam - 20 Fev 2008

Publié dans 5 Vietnam
C’est malheureusement à cet endroit que le soleil s’efface derrière un ciel gris et que le compteur de pluie s’accélère.

Néanmoins, on se promène dans les ruelles et on découvre des maisons en bois, des pagodes datant du XIXe siècle ou antérieur, totalement préservées, l’ambiance du marché reste typique malgré la masse de touristes, seul bémol la plupart de ces maisons sont devenues soit des restos soit des boutiques.

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Pont Japonais du XVIe siècle.

Le marché

Hoi An by night

Nous profitons d’une accalmie pour faire une petite ballade en barque.

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Finalement nous prolongeons notre visa que de 15 jours car nous décidons d’aller directement à Hanoi par un bus de nuit.



Publié à 01:41, le dimanche 9 mars 2008, Hôi An
Mots clefs :

Les Hauts Plateaux du Centre - Vietnam - 10 Fev 2008

Publié dans 5 Vietnam
Après notre semaine de repos, nous décidons de remonter vers le nord par les hauts plateaux du centre. Notre première étape c’est Dalat.

Perchée à 1470m, Dalat est une ville entourée de forêts, cascades, lacs, et le climat est plutôt frais (trop pour nous), et surtout elle est très prisée par les touristes vietnamiens.

Et la circulation, comme partout au Vietnam est … dense !


 

Ici on n’a pas fait grand-chose, et comme partout ailleurs au Vietnam il est toujours difficile d’organiser les excursions soi-même ou alors c’est possible mais avec un bien plus gros budget. 

Nous avons quand même pris un petit train à crémaillère pendant 8 km jusqu’à un village où se trouve une pagode assez étonnante puisqu’elle est très colorée, on n’en avait encore pas vu des comme ça !!!


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Et puis là, c'est une vielle locomotive russe à vapeur de 1933 qui est exposée dans la gare

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Sinon le marché est bien authentique : les odeurs sont là, au grand damne des enfants (!), beaucoup de fruits et légumes, même des fraises !!! Bon, mais on n’y a pas goûté car le prix touriste est exorbitant.

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Repas sur le pouce au marché...

Appétissant non ?


Nous continuons notre route vers Lak, et plus particulièrement vers le village de Jun où vivent les Mnongs, une des nombreuses minorités ethniques qui peuplent les hauts plateaux.

 

Il faut savoir que les rapports entre le gouvernement vietnamien et les « Montagnards » ont été conflictuels puisque celui-ci incite fortement à leur vietnamisation. Il y a eu quelques soulèvements de la part de ces populations, certains se sont réfugiés ailleurs, et le gouvernement reste très vigilant pour éviter d'autres insurrections.

 

Nous nous installons dans ce village dans une des nombreuses maisons communes (rong) qui servent de lieu de réunion ou de fête du village. En fait ce village accueille les quelques touristes qui viennent mais qui ne reste en général qu’une nuit. Nous, on se pose 4 jours.


 

Et voici notre dodo


Ce joli petit village se trouve au bord d’un petit lac et il est entouré de rizières.

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Pendant que les enfants jouent avec les nouveaux copains,


Ricou part en ballade et s’aventure à travers les rizières.

Les femmes plantent le riz, et l’invite à faire de même. Il ne se dégonfle pas et finit dans la boue à planter des rangées sous les rires du petit groupe. La sensation dans cette boue chaude est agréable, en revanche le travail avec le dos cassé en 2 l’est moins. Dorénavant, je ne pourrai plus gâcher du riz dans mon assiette.


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On en a profité aussi pour faire une ballade à dos d’éléphant, un peu à travers les rizières mais aussi une partie à traverser le lac.


Un autre jour Yoyo et Ricou sont invités dans une rong où plusieurs familles fêtaient quelque chose en rapport avec les enfants mais on n’a pas compris quoi. A l’intérieur ils jouent du gong et boivent de l’alcool de riz dans des jarres en terre cuite. Bon la communication était très limitée et surtout tout le monde était bien chaud !!! Ambiance très sympa mais un peu étrange.

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Nous reprenons un bus pour Kon Tum à 250km de là. C’est la capitale d’une province mais cela reste une toute  petite ville. Plusieurs villages de Montagnards sont établis aux abords de la ville, notamment ce village bahnar. Les gens sont vraiment sympathiques, ils recherchent le contact.

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C'est la rong du village sur la place ; il y a un terrain de volley sur lequel nous avons été invités à jouer.


Dans un autre village se trouve un orphelinat et là c’est un choc pour nous car on ne s’attendait pas ce qu’ils aient si peu de moyens.


Ici vivent 200 enfants âgés de quelques mois à 18 ans dans des conditions assez précaires.

Sœur Jeanne Gông la responsable nous explique qu’ils n’ont aucune aide du gouvernement, ils doivent se débrouiller tous seuls et donc ils cultivent le manioc : les grands vont à l’école le matin et travaillent au champs l’après-midi, les plus petits quand ils n’ont pas l’école, l’épluchent et le taillent pour être revendu.


On passe quelques heures à jouer avec les enfants, là encore beaucoup d'émotion, les enfants recherchent beaucoup plus le contact surtout les tous petits pour lesquels on n'avait pas assez de bras !!!
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Publié à 06:26, le lundi 3 mars 2008, Kon Tum
Mots clefs :

Mui Ne - Vietnam - 2 Fev 2008

Publié dans 5 Vietnam
Chùc Mùng Nàm Moi ! Ca veut dire Bonne Année en Vietnamien.

Et oui le 7 février c’était le nouvel an, c’est-à-dire la fête du Têt (2008 année du Rat). Cette fête est la plus importante de l’année au Vietnam, les familles se rassemblent, ce qui occasionne quelques difficultés de transport et de logement, et surtout justifie des prix élevés. Les festivités commencent 7 jours avant et les 3 jours suivants sont fériés. Nous avons préféré nous installer loin de l’agitation de Saigon, pour la belle plage de Mui Né.

 

Mui Né est un grand village de pêcheurs et sa plage s’étend sur plus de 6km.

 

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C’est le repère des kyte-surfeurs car il y a un vent terrible surtout l’après-midi. Les hôtels se suivent alternant grand complexes et mini resorts. Après le bus il faut encore prendre les motos et nous nous arrêtons dans un petit hôtel. Malheureusement je n’avais pas vu qu’à ce niveau la plage disparaissait à marée haute (c’est-à-dire à partir de 9h du matin !), et de toute façon il y avait tellement de vent et donc de vagues que c’était mission impossible pour se baigner avec Ivann.

Le lendemain nous nous installons chez le voisin avec piscine pour 4$ de plus et là on a fait le bonheur des enfants !!!

Sympa non ?

Yoyo a pu avancé avec le CNED, 1 semaine sans refaire les bagages et prendre le bus, la détente quoi !!!

Il y a plusieurs choses à voir aux alentours mais ça sent un peu des pieds (attrape-touristes quoi). Bon on se lance quand même pour visiter les impressionnantes dunes (je ne crois pas que ça vaut les dunes du Pilat, mais je n’y suis jamais allée !), bref c’est sympa, les enfants prennent un bain de sable, et avec le soleil couchant de 16h on a fait de belles photos.
 

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Non seulement nous sommes dans un endroit agréable mais surtout l’équipe sur place est adorable et aux petits soins avec les enfants (il s’agit du Minh Tam resort pour ceux qui seraient intéressés).

Le soir du nouvel an, ils nous ont invité à partager le repas avec eux !!! Bon on vous avoue que nous ne savons pas trop ce que nous avons goûté, mais la bière coule a' flot et l’ambiance est chaleureuse. A chaque fois que quelqu’un veut boire un coup, tout le monde porte un toast : « môt, hai, ba, YOOO !!!» (1,2,3, YOOO !!!).

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La semaine passe trop vite, et il nous faut quitter le littoral pour les hauts plateaux.

TAM BIET !!!

 

 

 



Publié à 02:17, le dimanche 17 février 2008,
Mots clefs :

Delta du Mekong - Vietnam - 26 jan 2008

Publié dans 5 Vietnam
 

Nous entamons notre périple vietnamien par l’extrémité sud-ouest du pays, c'est-à-dire le delta du Mékong.

Le passage de la frontière qui au départ est plutôt excitant devient vite pour nous une expédition avec nos 2 enfants et tous nos bagages. Il n’y a pas de transport en commun, seules les motos nous attendent, moyennant d’âpres négociations puisqu’il nous en faut 3.


Notre 1ere étape commence à Ha Tien, une petite ville mignonne avec là encore de belles petites maisons coloniales, tout à notre style et qu’on aimerait retapée.


Le lendemain c’est dimanche et nous louons des vélos pour se balader à travers la campagne et atteindre une petite plage où les Vietnamiens viennent manger et passer l’après-midi. Au retour on devait visiter une pagode dans une grotte, mais Ivann s’endort à l’arrière, alors on rentre vite.

 

Le lendemain on repart pour découvrir le delta où l’agriculture est omni présente avec ses rizières, vergers, champs de cannes à sucres.

Le voyage en bus permet de voir les paysages des rizières, les encens qui sèchent sur le bord de la route, les maisons que nous avions l’habitude de voir auparavant disparaissent au profit de constructions en dur et de mini immeubles très kitsch (promis on mettra une photo plus tard). Et ce qui nous surprend ce sont toutes ces églises Caodaïstes (religion Vietnamienne fondée en 1920 et qui tente de créer une religion idéale en associant différentes philosophies religieuses orientales et occidentales), effectivement nous n’avons vu aucun moine depuis notre arrivée.



Nous arrivons donc vers Can Tho, une escale qui nous permet de nous immiscer dans l’ambiance très matinale d’un marché flottant très répandu dans le delta, même s’ils tendent à disparaître avec l’amélioration des routes en général.

Il est 5h30 !!!

C’est un vrai régale pour les yeux d’être au milieu de ce marché : toutes ces couleurs, fruits, légumes, fleurs ...

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C’est un moment que l’on a vraiment apprécié.

 

La suite de la ballade en bateau nous conduit dans une fabrique de nouilles de riz. La fabrication reste très artisanale puisque la galette est cuite à la vapeur sur un four à bois, elle sèche au soleil entre 5h et 7h pour ensuite passer à la moulinette des nouilles.  

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Nous passons à travers les canaux bordés de vergers : bananiers, manguiers, ananas, durians, jack fruit ( ? en français), on traverse aussi des ponts de singe dont certains peuvent mesurer jusqu’à 10m de haut, ils servent à relier les petits villages à travers les canaux. Eux aussi vont disparaître pour des structures plus aux normes !

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L’aventure culinaire continue, nous goûtons à une préparation faîte de gélatine de toutes les couleurs mélangée à des fruits ou des haricots accompagnés de sirop de canne ou lait de coco. C’est … surprenant !!!


Et une fois de plus nos enfants ont du succès avec ces dames, mais il n'y en a qu'un qui est docile pour la photo !!!


Là c’est la pose 4h avec gaufres au lait de coco et graines de sésame !!!

(juste pour vous donner une idee, pour 1$ on a 8 petites gauffres, promis on en a pas abuse ! )

 

On change de ville pour découvrir autre chose encore, on peut dormir chez l’habitant sur les îles, on sort du circuit officiel et on sympathise avec une vieille dame KatrinMay qui parle un peu français et qui se propose de nous emmener dans une famille avec un petit circuit sur un marché flottant. Grosse déception, le marché flottant est presque inexistant et la « famille » n’est autre qu’une structure pourvue d’une dizaine de chambres où s’arrêtent tous les bateaux de touristes. On a pris peur et 1h après nous étions dans un bus pour Saigon.

 
 

SAIGON ou HO CHI MINH ville
 

Là c’est encore une autre ambiance, la ville est très animée, la circulation c’est de la folie, on pensait que pire que Phnom Penh c’était difficile, mais là ça dépasse largement surtout dans le quartier où nous étions : traverser la rue relève de l’exploit, c’est un ballet incessant de motos dans tous les sens.

Nous choisissons de découvrir un peu de cette ville à pousse-pousse.

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2 jours nous suffisent dans ce vacarme, nous avons besoin d’air et de tranquilité car les Vietnamiens ne cessent de klaxonner !!!




Publié à 04:01, le samedi 9 février 2008, Can Tho
Mots clefs :

Kampot - Cambodge - 23 Jan 2008

Publié dans 4 Cambodge

Kampot est une petite bourgade tranquille avec de vielles maisons coloniales délabrées, voir à l’abandon.



Nous y passons 3 jours ; 2 journées de travail pour Yoyo et une journée où nous sommes allés dans un orphelinat.

 

Il s’agit d’un orphelinat qui a été fondé en 1990 mais qui a réellement accueilli les enfants à partir de 1995.

Il fonctionne grâce aux dons de l’ASPECA (1 association française), ainsi que de divers dons. Il ne reçoit aucune aide gouvernementale.

Actuellement il y a 60 enfants qui vivent sur place, 80 qui sont logés chez des membres de leur famille, et ils suivent tous les cours par des professeurs sous-payés. Ils ont entre 4 ans et la majorité, et pour ceux qui veulent / peuvent aller à l’université, ils sont pris en charge sur Phnom Penh par l’ASPECA.

La plupart des parents de ces enfants sont morts du sida.

Voici la "Maman" des enfants et le fils du Directeur qui a fait l'interprete.

Voici le Directeur, son fils et la "Bibliothecaire". 

Nous avons passé un bon moment à jouer avec les enfants, Yoyo a appris une version différente des petits chevaux, nous avons apporté entre autre des scoubidous, Ivann lui a joué dans son coin pendant un bon moment avant de ce décoincer.


 



 



 



 



 



 



 


Belle experience que de partager des jeux avec ces enfants.


Notre sejour au Cambodge touche a sa fin et ce n'est franchement pas evident de vous dire ce que nous ressentons.

Il y a d'un cote une grande misere et heureusement que beaucoup d'ONG sont presentent pour apporter de l'aide car le gouvernement  n'assume pas.

Et de l'autre les splendeurs d'Angkor qui attirent enormement de touristes (meme si on ne les voit pas sur nos photos !) en tout cas cela se developpe car beaucoup de structures sont en construction meme en dehors de Siem Reap.

De la a dire que cela profitera directement au peuple Cambodgien est une autre histoire...



Publié à 01:38, le vendredi 1 février 2008, Khétt Kâmpôt
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Sihanoukville - Cambodge - 16 Jan 2008

Publié dans 4 Cambodge

 

Ahhhh, la mère… elle nous a quand même manqué durant ces 3 mois !!!

L’endroit n’est pas idyllique, les constructions sont anarchiques, il y a des chantiers partout, les chambres sont chers et franchement pas terribles, en revanche la plage est sympa, bon il faut quand même faire attention aux jet ski et banana boat qui te frôlent, mais l’eau est claire et chaude.

Il y a pleins de vendeuses ambulantes qui te propose des fruits, des crustacés, des spring rolls, des massages, de la manucure, et on en profite !!! Les journées s’écoulent tranquillement.

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Il y a aussi des enfants qui vendent des petits tableaux, en fait c’est par le biais d’une association qui a installé l’atelier et la galerie de peinture dans un restaurant de plage. Elle prend en charge les enfants qui ne vont pas à l’école, fourni le matériel, un encadrement. Chaque tableau coûte 4$ (2$ pour l’enfant).

 

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Malheureusement cette partie de plage va être rasée car un méga hôtel est en construction et va privatiser cette plage. L’association a un autre local mais plus en retrait et donc sera « beaucoup moins facile d’accès » pour les touristes. D’ailleurs le lendemain de notre visite, elle était déjà en train de déménager.


C’est ce jour là que nous sommes partis en bateau sur les îles avoisinantes. Et nous sympathisons avec Elodie et Zoé (qui nous avaient vu à Battambang pendant notre cours de cuisine !), on a passé une excellente journée ensemble surtout sur l’île avec les 2 plages magnifiques où on serait bien resté un peu plus longtemps, car le snorkeling avec le masque « fisher price » comme disait Elo, c’était pas exceptionnel !



 



 



 

Le soir on s’est fait un petit resto ensemble, et Ivann a fini par faire une photo cadrée après plusieurs tentatives, on s’est bien marré !

 Merci les filles pour votre message, et bon retour en France... on vous envoit les photos !!


Et bien voilà on a pas vu le temps passé, déjà 1 semaine à se détendre au bord de l’eau, on est bien bronzé maintenant, on s’est bien régalé des produits de la mer, notre voyage continu vers Kampot à une centaine de km. Nous apprenons qu’il n’y a pas de bus (car ligne non rentable), seule solution le taxi. La encore c'etait folklo !!! Mais on a reussi ...

 



Publié à 01:00, le vendredi 1 février 2008, Sihanoukville
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